Qui sommes-nous ?

Dominique Martinez

Mes petits-enfants m’appellent mamie Domi, mes collègues me respectent pour mon âge et éventuellement ma longue expérience de soignante.

Mon parcours est hospitalier par choix et respect de mes valeurs professionnelles : équité du soin et respect de la personne.

J’ai commencé, il y a bien longtemps maintenant, mon parcours professionnel en tant qu’infirmière puis je me suis spécialisée en bloc opératoire. J’ai participé à l’activité du prélèvement d’organes et de tissus tout d’abord en tant qu’instrumentiste lors des interventions chirurgicales de prélèvement des greffons puis en tant que cadre de bloc opératoire prenant des astreintes de coordination de prélèvement. Dans la continuité de cette activité, j’ai ensuite souhaité prendre un poste sur l’unité de coordination hospitalière du don ce qui m’a été accordé par le groupe hospitalier en 2012. Je suis donc « l’ancienne » tant en âge qu’en expérience sur cette équipe.

C’est une activité solidaire et non pas solitaire ! Nous travaillons en collaboration avec les équipes des urgences, de réanimation, du bloc opératoire et des plateaux techniques (labo, radio, …) sans oublier les personnels de la chambre mortuaire.

Ethique, relation d’aide avec les proches des donneurs, coordination des équipes de prélèvements, réanimation, intervention chirurgicale, missions d’information grand public, notre activité balaye des domaines très diversifiés, ce qui la rend extrêmement intéressante. C’est cette pluralité qui fait que j’aime mon métier.

Candy Dion

Candy, 35 ans, maman de deux petits bouts.

J’ai commencé mon métier d’infirmière en 2005 sur le centre hospitalier de la Rochelle puis je me suis spécialisée comme IBODE (Infirmière de Bloc Opératoire DE) en 2009. J’ai eu ensuite la chance de pouvoir intégrer la coordination du don d’organes et de tissus en 2015, à 30% de mon temps de travail.

J’ai été interpellée pour la première fois sur le don d’organes à 14 ans par une jeune fille, atteinte de la mucoviscidose et en attente d’un greffon. Au cours de mes études d’infirmière, j’ai fait le choix de réaliser un écrit sur la greffe, en réalisant un stage en unité de transplantation rénale à Poitiers. Aujourd’hui, je participe à la « grande chaîne du don d’organes » comme instrumentiste sur les prélèvements et je m’investis un peu plus sur la partie réalisée au bloc opératoire.

Il y a 2 ans, mes collègues de la coordination (et amies aujourd’hui) m’ont demandé de rejoindre leur équipe, proposition que j’ai accepté avec plaisir puisque c’est une activité qui réunit plusieurs de mes valeurs : respect, équipe, partage, collaboration multidisciplinaire, relation d’aide, empathie, technicité et rigueur. C’est une activité qui nous offre la possibilité d’informer le grand public, d’aller à la rencontre de «l’autre», et de mettre en avant la solidarité du don, valeur de cette activité qui me tient particulièrement à cœur…

Muriel Baudry

Muriel, Infirmière depuis 21 ans, 2 enfants de 10 ans.

J’ai tout d’abord fait mon école d’infirmière à Limoges, puis j’ai travaillé plusieurs années en réanimation polyvalente au CHU de Limoges.

À la suite d’une mutation au CHU de Nîmes, j’ai exercé dans les services de rééducation fonctionnelle, de cérébro-lésés, de réanimation médicale et d’urgences.

Après, une nouvelle mutation m’a amené à travailler au CH de la Rochelle dans le service de réanimation, dans lequel je suis actuellement.

La prise en charge d'un patient en mort cérébrale fait partie de mon travail en réanimation. La suite pour un prélèvement multi-organes est pour moi évidente et me permet de donner un sens à la mort que l’on côtoie très régulièrement dans notre profession et dans ce service notamment.
En arrivant à la Rochelle j’ai découvert qu’il existait une coordination du don d’organes, je m’y suis intéressée aussitôt. J’ai demandé les formations, j’ai discuté avec les anciens coordinateurs et quand un poste s’est présenté j’ai postulé.

Ce poste est difficile car il demande d’être disponible autant physiquement que psychologiquement mais il est riche de rencontres, d’humanité, de joies et de peines. Pour ma part, il me permet également de prendre du recul dans la vie de tous les jours et de profiter un maximum du moment présent.
La possibilité de travailler de façon indépendante, d’avoir la liberté de créer des projets, des outils pour communiquer sur le don d’organes au sein de l’hôpital comme à l’extérieur, me permet de penser autrement, « de grandir » professionnellement et personnellement.

Muriel Baudry

Céline 33 ans, infirmière depuis 12 ans, maman de deux petits garçons.

J’ai fait mes études d’infirmière à Angoulême où j’ai exercé quelques mois, avant d’arriver à l’hôpital de La Rochelle en 2007, d’abord en court séjour gériatrique puis en réanimation.

Après 6 ans d’expérience, j’ai souhaité intégrer à mi-temps l’équipe de coordination hospitalière du don d’organes. Cela me permet de maintenir la technicité des soins et des liens forts avec cette belle équipe de réanimation. Au cours de mes années d’exercice, j’ai développé des compétences dans la prise en charge des patients en détresse vitale et je me suis particulièrement intéressée à l’accompagnement des patients en mort encéphalique ainsi qu’à leur famille.

La coordination est une richesse sur le plan professionnel et personnel. Nous partageons toutes les quatre les mêmes valeurs d’équité,  de respect et de bienveillance. Nous travaillons en collaboration avec de nombreux professionnels hospitaliers et extra-hospitaliers (l’aéroport de La Rochelle, les ambulanciers, …) ce qui renforce cette dimension humaine. Au quotidien, nous sommes au service des personnes pour les informer, les soutenir et les guider dans cette démarche de don d’organes.

J’aime cette solidarité, faire partie intégrante d’une chaine humaine, et aujourd’hui c’est une force dans mon combat pour la vie.